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Citations

Citation de Lyautey (21)

“On ne voit jamais trop grand quand il s’agit de fonder pour des siècles.”

 

Signature de Lyautey

 
Lettre ouverte à Monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la République Version imprimable Suggérer par mail

 

Information postérieure à la LETTRE OUVERTE

 

Le 27 octobre 2007

« Il faut savoir ce que l’on veut et où l’on va  » dixit Lyautey


Que s’est-il passé depuis l’envoi au Président de la République
du Plaidoyer pour le respect de Lyautey et de la mémoire
coloniale outragés grâce à des fonds public ?

 

Le 10 octobre 2007 un simulacre d’inauguration

de la Cité nationale de l'histoire de l'immigration
a installé l’imposture au Palais Lyautey à la “Porte Dorée”


Les initiateurs et les réalisateurs du projet de “Cité nationale de l’histoire de l’immigration” ont voulu inaugurer, après plusieurs reports, des dissensions internes et malgré des travaux inachevés, leur installation au Palais Lyautey.

Que la création d’une “Cité de l’immigration”, comme le titre la presse, soit une bonne ou un mauvaise idée, ça peut se discuter.

Ce qui est inquiétant, ce sont les buts poursuivis et les moyens de les atteindre, car dés le départ, il y a amalgame entre immigration et colonisation et une volonté de “communautariser” les immigrés.

Ce qui est infamant, c’est l’installation de cet organisme au Palais de la Porte Dorée avec la volonté de faire oublier, avec cynisme, la raison d’être de ce lieu de mémoire.

Ce magnifique bâtiment, seul témoin à Paris de l’architecture de son époque et seule survivance de l’Exposition coloniale internationale de 1931 avait été voulu et réalisé par Lyautey avec le concours de l’architecte Laprade et du sculpteur Janniot.

Si les adeptes de la repentance et de l’humiliation de la France n’y avaient pas fait obstacle, ce palais devrait présenter aujourd’hui avec les Savorgnan de Brazza, Laperrine, Faidherbe, Gallieni, Lyautey, et tant d’autres jetés aux oubliettes, ce qu’Arthur Conte a dépeint dans un livre sous le titre “L’épopée coloniale de la France”

Défigurer les lieux pour mieux se les approprier


Le projet de cité de l’immigration a cheminé non sans mal, mais avec discrétion pour éviter les réactions. Une fois validé par décret du 16 novembre 2006, il fallait faire vite pour s’approprier le site, en défigurer l’intérieur pour mieux en faire oublier l’histoire et l’auto-inaugurer pour tenter de rendre irréversible la situation créée.

Les interviews donnés à cette occasion reflètent l’auto-satisfaction et la manipulation de l’histoire. La recette pour abuser l’opinion est simple : fournissez un dossier de presse tronqué, trouvez des “historiens” et des “philosophes” adeptes de votre idéologie pour valider vos propos, ainsi que des comparses pour servir de faire-valoir, puis livrez-vous à des journalistes qui ne vous poseront que les bonnes questions.

Nous avions adressé sous forme de “Plaidoyer” une lettre ouverte au Président Sarkozy pour qu’il fasse arrêter le gâchis historique, architectural, politique et financier de cette affaire. Outre les arguments forts, malheureusement confirmés par les faits, que nous avions mis en avant, il faut en ajouter un de poids, à savoir le jugement porté par un visiteur averti comme Jean-Marie Rouart de l’Académie française sur ce suicide culturel. (article paru dans le quotidien “nice-matin” du 14 octobre 2007).

Il écrit : « Un couscoussier, une machine à coudre, un fer à repasser, des valises en carton, des théières marocaines, et des scoubidoubidous : c’est ce dépotoir dont aucun marché aux puces ne voudrait qu’on ose nommer musée. Eh oui, les Musées de France lui ont donné ce label. L’Etat est-il devenu fou ? Je manque de mots pour exprimer mon indignation au sortir de la visite de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration. »

Le ministère de la Culture finance la non-culture

Ce bric à brac, est, en fait, à l’image de ceux qui l’ont pensé  pendant de nombreuses années comme devant participer à “l’empoisonnement” de notre culture et de notre civilisation et J-M Rouart discerne les composants de ce mélange tout à la fois poison et explosif : « On aura rarement mêlé sans aucune pudeur le népotisme présidentiel, l’instrumentalisation de la culture à des fins politiques et la gabegie financière.»  Le gouvernement précédent a accordé vingt-trois millions pour les travaux, plus sept millions pour le budget annuel de fonctionnement. On pourrait poser la question  A qui profite le crime ? si on ne connaissait pas la réponse. 

Confiants dans la volonté de rupture avec les archaïsmes, l’immobilisme, les inepties et les dérives affichée par le  Président de la République , nous nous sommes adressés à lui. Nous n’avons pas encore reçu de réponse, ce qui laisse supposer qu’il a sans doute des dossiers plus urgents à résoudre, mais aussi que le remède est difficile à trouver, tant le mal a des racines profondes et difficiles à extirper.

Ce qui est certain et rassurant, c’est que ni le Chef de l’Etat, ni les membres du gouvernement n’ont cautionné de leur présence la pseudo-inauguration du 10 octobre portant outrage à la mémoire de Lyautey, chassé des lieux, ainsi qu’à la mémoire coloniale piétinée.

Il n’y avait d’ailleurs pas besoin de cérémonie d’inauguration pour que se crée tout naturellement un lieu de rendez-vous, utilisé le jour-même, pour manifestations hostiles à la maîtrise de l’immigration, donc hostiles à l’action du gouvernement. Mais c’est bon, c’est même tout bon ! puisque c’était prévu ainsi par ceux qui veulent “retourner les symboles”, soutenus par le précédent ministre de la culture (non réélu député). En effet, il a laissé la “Cité de l’immigration” mettre en ligne sur son site  internet ces propos :
 « Il s’agit donc avec ce projet et ce lieu, de déconstruire l’imagerie héritée de la colonisation, de retourner les symboles. De dire et de montrer que la page de la colonisation est définitivement tournée et détourner le bâtiment de sa vocation première.»

“L’espoir changea de camp, le combat changea d’âme”


Au moment où je terminais cette chronique mon attention a été attirée par la nouvelle d’un discours du Président de la République Nicolas Sarkozy prononcé au Palais Royal Marshan à Tanger le 23 octobre 2007, sur le thème de l’Union de la Méditerranée, dans lequel il citait Lyautey et son rôle de visionnaire.

N’ayant trouvé aucun écho de cette citation dans les médias, ni de la part de ceux qui habituellement dénigrent tout ce qu’il y a de positif, ni de ceux qui ont traité de raciste le discours de Dakar, j’ai fait appel à internet ce qui me permet de reproduire l’extrait suivant de ce discours :

 

« Comment venir au Maroc pour un chef de l’Etat français sans évoquer la grande figure de Lyautey, ce grand soldat placé par le hasard des circonstances à la tête d’un protectorat et qui n’eut jamais d’autre objectif, à rebours des préjugés et de l’idéologie qui dominaient alors les esprits, que de protéger le peuple marocain, parce qu’il l’aimait et parce qu’il le respectait, de valoriser la richesse de votre patrimoine et la grandeur de votre civilisation, et d’apprendre aux Marocains et aux Français à s’aimer et à se respecter.

 

Lyautey avait compris avant tout le monde que nul ne pourrait s’opposer à l’aspiration des peuples à disposer d’eux-mêmes et il s’était fait un devoir de les accompagner sur le chemin de cette liberté.

 

Il fut l’un de ceux qui ont préparé l’avènement du Maroc moderne.

Il fut l’un de ceux grâce auxquels un sentiment de fraternité a pu s’établir entre le Maroc et la France, malgré les fautes et parfois les crimes que le protectorat avait engendrés.

Cette fraternité, elle sera scellée par le sang versé des vingt-cinq mille soldats marocains morts pour la France et pour sa liberté.

C’est sur cette fraternité que la France veut fonder sa relation avec le Maroc.

Cette fraternité, c’est celle qui unit deux peuples que leur histoire a portés à l’ouverture aux autres, à la tolérance, au respect de la dignité de la personne humaine, à des formes d’humanisme beaucoup plus proches l’une de l’autre que les apparences pourraient le laisser croire. »

Mention obligatoire de la source http://www.elysee.fr - droits de reproduction réservés et strictement limités.


On peut parler d’une rupture du Président avec la pensée unique. On peut attendre une cohérence entre parler et agir, Il y aurait incohérence à rendre au Maroc un hommage appuyé et justifié à Lyautey  et, dans le même temps en France, à  laisser financer ce qui contribue à effacer sa mémoire et celle de l’action coloniale, tout en favorisant l’anti-colonialisme et le communautarisme. Il y a là aussi matière à rupture avec l’incohérence politique souvent dénoncée.

Colonel (er) Pierre GEOFFROY
Président de l'Association Nationale Maréchal Lyautey
http://www.lyautey.fr - E mail : Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

 

 

Propos liminaire à la Lettre ouverte au Président de la République
Notre démarche auprés du Président de la République tend à obtenir, au plus tôt, l’abrogation du décret du 16 novembre 2006 créant la “Cité nationale de l’histoire de l’immigration” ou du moins sa modification pour que cette “Cité” ne s’installe pas au Palais de la Porte Dorée (Paris 12ème) construit par Lyautey pour témoigner de l’Exposition Coloniale de 1931 et pour devenir le musée permanent de la France d’outre-mer.

Nous voulons faire obstacle à la profanation de ce Palais assortie d’un outrage volontairement fait à Lyautey ainsi qu’à la mémoire coloniale chassés des lieux dans un contexte d’oubli programmé.
Nous invitons toutes celles et tous ceux qui approuvent notre motivation et notre démarche à diffuser cette lettre ouverte dans leur entourage pour faire tache d’huile et créer des réseaux capables de se faire entendre.

Il faudra ensuite participer solidairement avec d’autres associations tendues vers le même but à l’élaboration d’un projet concerté qui puisse rendre indélébile la mémoire de l’épopée coloniale d’une France humaine et généreuse, la mémoire des hommes qui y ont participé, la mémoire de leurs réalisations avec leurs prolongements, c’est à dirre tout ce qui aujourd’hui est volontairement déformé ou occulté.

 

LETTRE OUVERTE A MONSIEUR NICOLAS SARKOZY,

PRÉSIDENT DE LA REPUBLIQUE

 

Plaidoyer pour le respect de Lyautey
et de la mémoire coloniale outragés grâce à des fonds public


Sous nos yeux les détracteurs de l’épopée coloniale de la France continuent par tous les moyens leur ignoble besogne au service de leur idéologie, avec des complicités connues, mais souvent aussi insoupçonnées sinon insoupçonnables. De nombreuses réactions indignées émanent des associations et des citoyens respectueux de la vérité historique qui composent la majorité dite silencieuse  Elle est silencieuse, non pas parce qu’elle n’a rien à dire, mais parce que les médias les plus influents, rôdés à la désinformation, lui refusent la parole. Elle est silencieuse aussi parce qu’elle ne manifeste pas dans la rue pour se faire entendre. Elle se manifeste heureusement dans les urnes.

 

Nous pouvons désormais nous référer à l’esprit et à la lettre de vos déclarations et discours prononcés pendant la campagne et, en particulier, celui de Toulon  le 7 février et celui de Metz le 17 avril 2007, dans lesquels vous avez cité le Maréchal Lyautey “ce grand soldat avez-vous dit à Metz, qui fut aussi un homme de cœur qui fit aimer la France partout où il la servit”. En nous plaçant dans la perspective promise d'une "France fière de son histoire et d’une République fidèle à ses valeurs" nous attendons des signaux forts qui incitent au respect de la mémoire de tous ceux qui ont fait ce qu’on a appelé “la plus grande France” ainsi que de l’oeuvre humaine, sociale et économique qu”ils ont accomplie.

 

Le Maréchal Lyautey, compte tenu de sa personnalité marquante et de l’ampleur de son oeuvre,  apparaît bien comme un des symboles forts de l’histoire coloniale. Et, à ce titre, l’abrogation du décret régalien du 16 novembre 2006 apparaîtrait comme un de ces signaux forts. Il y a urgence car, sur les 20 millions d’investissement accordés, des crédits importants ont déjà été engagés pour défigurer et détourner de sa vocation première le Palais, souvent appelé Palais Lyautey situé à la Porte Dorée,, dans le 12ème arrondissement de Paris.

 

Ce décret créant l’Etablissement public de la Porte Dorée - "Cité nationale de l'histoire de l'immigration” au Palais Lyautey,a pour conséquence d’outrager la mémoire de Lyautey, de contribuer de façon officielle à effacer tout rappel de notre passé colonial, d’institutionnaliser l’anticolonialisme et la repentance et d’offrir une plate-forme au terrorisme intellectuel.

 

En effet, dans l'idée de Lyautey et selon ses écrits, à la Porte Dorée le seul bâtiment destiné à survivre à l’Exposition Coloniale de 1931 devait abriter un “Musée permanent des Colonies. Il en confia la réalisation à l’architecte Albert Laprade qui fut l’un de ses collaborateurs au Maroc. Que l’on ait voulu créer une “Cité nationale de l'histoire de l'immigration” c’est une chose. Mais, vouloir le faire au Palais de la Porte Dorée c’est autre chose : c’est à la fois une profanation des lieux et une provocation.


Palais Lyautey à la Porte dorée
Palais Lyautey à la Porte dorée


Il est urgent de suspendre les travaux en cours, d’abroger le décret en cause et de remettre tout à plat pour que le Palais de la Porte Dorée soit rendu à sa vocation première, tout en l’adaptant sans parti pris aux exigences de notre époque. Et ceci devrait être fait en concertation avec des associations non sectaires ayant une approche objective de l’histoire coloniale et le souci d’en préserver la mémoire. Nous voulons participer à la “remise à l’heure des pendules”.

 

En voici les raisons :

Après une carrière bien remplie, le Maréchal Lyautey, un des plus grands artisans de la grandeur de la France, avait accepté en 1927, à l’âge de 73 ans, la responsabilité de Commissaire Général de l’Exposition Coloniale que lui proposait le Président Raymond Poincaré. Le succès populaire fut au rendez- vous, puisque plus de 33 millions de visiteurs affluèrent entre les mois de mai  et de novembre 1931 et que de nombreux Chefs d’Etat y furent reçus.

Lyautey - Le Maréchal Lyautey fait visiter l'Exposition au Sultan Mohammed
Le Maréchal Lyautey fait visiter l'Exposition au Sultan Mohammed
 

Dés la pose de la première pierre en 1928, il affirmait avec force : “qu’il ne s’agissait pas seulement d’une exhibition foraine, mais que le caractère d’office de travail prédominerait hautement, laissant une grande leçon d'action  réalisatrice”.

 

Sous le titre “Le sens d’un grand effort”, Lyautey nous livrait sa pensée :

“Il reste encore sur la terre de vastes champs à défricher, de pacifiques batailles à livrer à la misère, à l'ignorance, à toutes les forces mauvaises de la nature. En montrant l'immense labeur déjà accompli par les nations colonisatrices, l'exposition montrera, par surcroît, qu'il reste encore beaucoup à faire.
Puisse-t-elle être comprise ! Puisse-t-elle insuffler à tous les peuples, mais d'abord aux peuples aînés, un esprit nouveau, une conscience nouvelle ! Coloniser, ce n'est pas uniquement, en effet, construire des quais, des usines ou des voies ferrées; c'est aussi gagner à la douceur humaine les coeurs farouches de la savane ou du désert”

1931-La salle des fêtes du Palais des Colonies prete pour un banquet officiel
1931-La salle des fêtes du Palais des Colonies prete pour un banquet officiel
 

Comme en écho, dans son discours, lors de sa réception par le Maréchal Lyautey à l’Exposition, le 7 août 1931, SM le Sultan Mohammed ben Youssef, futur Roi Mohammed V, devait déclarer :

“En venant admirer l’Exposition Coloniale, cette belle réalisation de votre génie, il nous est particulièrement agréable de profiter de cette occasion  solennelle pour apporter notre salut au grand Français qui a su conserver au Maroc ses traditions ancestrales, ses moeurs et ses coutumes, tout en y introduisant cet esprit d’organisation moderne sans lequel aucun pays ne saurait vivre désormais.
Pouvons-nous oublier, en effet, qu’à votre arrivée au Maroc, l’Empire chérifien menaçait ruine ? Ses institutions, ses arts, son administration branlante, tout appelait un organisateur, un rénovateur de votre trempe pour le remettre dans la voie propre à le diriger vers ses destinées.
En ménageant la susceptibilité de ses habitants, en respectant leur croyances et leurs coutumes vous les avez attirés vers la France protectrice par vos nobles qualités de coeur et la grandeur de votre âme” .

 

Aujourd’hui, on devrait encore entendre résonner comme un fait d’actualité cet appel à l’union de Lyautey lancé à l’occasion de l’Exposition Coloniale :

“UNION entre les races, ces races qu'il ne convient vraiment pas de hiérarchiser entre races supérieures et races inférieures, mais de regarder comme "différentes" en apprenant à s'adapter à ce qui les différencie.
UNION entre les peuples, issus de notre civilisation, qui, en venant à nos côtés, dans cette Exposition, nous donnent une saine leçon de solidarité au lendemain des déchirements les plus sanglants de l'histoire “.

 

Le Maréchal Lyautey avait donc voulu qu’un magnifique bâtiment, le “Palais permanent des colonies” dont il confia la réalisation à l’architecte Albert Laprade survive à l’Exposition Coloniale de 1931 pour abriter ce qu’il appellera un “Musée permanent des Colonies”, puis une “Maison de la France d’outre-mer”. 

Après des travaux de réaménagement rendus nécessaires suite à la clôture de l’exposition, le Palais  rouvrit d’abord partiellement, puis en totalité en 1935 sous le nom de “Musée de la France d’outre-mer”. En guise de signal de la décolonisation, il fut dépossédé dans les années 60 de ses plus belles et plus évocatrices collections par André Malraux, ministre des Affaires culturelles. Il subsista un maigre musée des “Arts Africains et Océaniens” dépouillé dans les années 80 des souvenirs trop “coloniaux”.

 

Par la suite, aucune des propositions faites pour valoriser le site en harmonie avec l’esprit de ses concepteurs n’a eu de suite jusqu’à ce que Mr Jospin valide un projet rampant porté par Mme Guigout pour l’associaton “Génériques”. Ce projet a été repris en 2002 par le Président de la République, Jacques Chirac et a fait son chemin avec suffisamment de discrétion pour échapper aux controverses. Vidé de son contenu en 2003, au profit du musée des Arts premiers, le Palais de la Porte Dorée, a été désigné, à la satisfaction du Maire de Paris, par le Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin (discours du 8 juillet 2003) pour abriter ce qu’il a baptisé une “Cité nationale de l’histoire de l’immigration”.

 

De ce fait, non seulement le Palais de la Porte Dorée se trouve détourné de sa vocation initiale mais, de surcroît, il va être occupé par un organisme dont les objectifs affichés, et, plus encore, ceux non avoués, sont incompatibles avec l’esprit des lieux.  Une fois de plus, au fil du temps, Lyautey a été trahi, et avec lui tous ceux qui ont fait la grandeur de la France. Ils l’ont été par ceux-là mêmes qui avaient en charge le respect et la défense des valeurs que Lyautey a si souvent exaltées par ses écrits, ses paroles et son exemple.

Les adeptes de la pensée unique si néfaste ont comme les anarchistes des raisons d’en vouloir à Lyautey, demeuré jusqu’alors un symbole incontournable, lui qui écrivait : “j'ai horreur des idées toutes faites, des doctrines d'école, des théories de cabinet, de toute discipline "à priori" unique, uniforme, universelle. S'il n'est de philosophie que du général, pour moi, il n'est d'action que du particulier”.

 

Déjà sur le site internet de la “Cité nationale de l’histoire de l’immigration” on peut lire ceci :
“Il s’agit donc avec ce projet et ce lieu, de déconstruire l’imagerie héritée de la colonisation, de retourner les symboles. De dire et de montrer que la page de la colonisation est définitivement tournée et détourner le bâtiment de sa vocation première.”

 

On ne peut être plus clair. Et pour le prouver le nom de Lyautey ne figure dans aucun texte mis en ligne, même pas dans l’historique du Palais, ce qui est un comble ! Il s’agit bien d’un cadeau subtilement déguisé fait à tous ceux qui s’attaquent à l’oeuvre coloniale de la France et à ses acteurs à travers des associations militantes pour la régularisation des “sans-papiers”, contre le racisme, contre l’esclavagisme, etc.... toutes visant à l’humiliation de la France et à l’affaiblissement du pouvoir.

 

Quel est donc le “réseau d’associations et organismes dédiés à l’histoire de l’immigration qui sont à l’origine et au coeur du projet” comme l’énonce le texte du décret ? Il n’y a pas de réponse : la discrétion est restée de rigueur pour faire avancer le projet sans effrayer. Mais aujourd’hui, nos suppositions et nos craintes se révèlent fondées, puisque la presse a annoncé la démission de leur poste d’une dizaine de fonctionnaires affectés à la mise en place de la "Cité nationale de l'histoire de l'immigration” pour protester contre la création du Ministère de de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Co-développement.

Autre signe de la volonté d’occulter toute une période pour permettre à de pseudo-intellectuels de réécrire l’histoire en la travestissant, nous avons observé que dans le même temps, le projet abouti de Mémorial de la France Outre-Mer  que devait construire l'Etat à Marseille a été gelé. Décidément, bien des réseaux sont infiltrés et manipulés par les “forces du mal” au point de devenir leurs complices quand l’occasion se présente.

 

Pourquoi tant d’acharnement, de compromissions pour contribuer à faire table rase de ce passé ? Tout simplement parce que l'oeuvre humaine, et généreuse de la France réalisée outre-mer et l’exemple de Lyautey, symbole de toute cette époque, vont à l’encontre des thèses anticolonialistes. Trois  exemples : 
1 - Comment pourrait-on accuser Lyautey de racisme quand il proclame : “Union entre les races - ces races qu'il ne convient vraiment pas de hiérarchiser en races supérieures, mais de regarder comme “différentes” en apprenant à s'adapter à ce qui les différencie“
2 - Comment pourrait-on l’accuser d’avoir fait tort à l’Islam quand on relit son discours du 19 octobre 1922 marquant le début de la construction du Mihrab de la Mosquée de Paris ?
3 - Comment pourrait-on l’accuser d’avoir humilié et pillé le Maroc alors que les Marocains de bonne foi associent son nom à leur histoire ?

 

Ajoutons que Lyautey chassé du Palais de la Porte Dorée, comme tout ce qui peut perpétuer  le souvenir de l’Exposition Coloniale de 1931 a toujours porté haut les valeurs de l’effort, du travail, du devoir social, de l’esprit d’équipe et d’entreprise ce qui fournit aux idéologues de la “deconstruction” des raisons supplémentaires de “retourner les symboles” , comme ils l’affirment.

 

Il est urgent de maintenir les symboles debout avant qu’ils ne soient “retournés” et ne disparaissent, victimes d’un oubli programmé.

 

Colonel (er) Pierre GEOFFROY
Président de l’Association Nationale Maréchal Lyautey

 
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