Textes présentés du plus récent au plus ancien
==================================== A propos du cinquantenairede l’accueil des cendres du Maréchal Lyauteysous le Dôme des Invalides Le 10 mai 2011, il y aura cinquante ans jour pour jour que le Président de la République, le Général de Gaulle accueillait solennellement aux Invalides la dépouille du Maréchal Lyautey ramenée du Maroc au développement duquel son nom reste attaché.
Hubert Lyautey, descendant de plusieurs généraux d'Empire, héritier d’une tradition familiale de serviteurs de l’Etat, fut Maréchal de France, Membre de l'Académie Française, Ministre de la Guerre, Résident Général de France au Maroc, Commissaire Général de l'Exposition Coloniale de 1931 et, preuve de l'intérêt qu'il portait à l’avenir à travers la jeunesse, Président d'honneur de tout le Scoutisme français. Il eut une vie si remplie qu’elle déborde sur notre présent et nous rappelle sa devise :
“La joie de l’âme est dans l’action”
Décédé le 27 juillet 1934 dans son château à Thorey (devenu Thorey-Lyautey en 1935), c’est à Nancy, où il était né en 1854, que furent célébrées le 2 août 1934 ses funérailles nationales. Sa dépouille fut transférée en 1935, conformément à son voeu, à Rabat dans le mausolée élevé selon le projet qu’il avait lui-même approuvé. Il avait également rédigé son épitaphe avec une traduction en langue arabe :
ICI REPOSE LOUIS HUBERT GONZALVE LYAUTEY QUI FUT LE PREMIER RESIDENT GENERAL DE FRANCE AU MAROC 1912-1925. DECEDE DANS LA RELIGION CATHOLIQUE DONT IL RECUT EN PLEINE FOI LES DERNIERS SACREMENTS PROFONDEMENT RESPECTUEUX DES TRADITIONS ANCESTRALES ET DE LA TRADITION MUSULMANE GARDEE ET PRATIQUEE PAR LES HABITANTS DU MOGHREB AUPRES DESQUELS IL A VOULU REPOSER EN CETTE TERRE QU’IL A TANT AIMEE DIEU AIT SON AME DANS SA PAIX ETERNELLE
Cette volonté de reposer en terre marocaine peut trouver sa justification dans cette phrase de Maurice Barrés : « Honneur à ceux qui dans la tombe demeurent les guides et les régulateurs de la cité ». Sa femme l’avait rejoint dans la tombe en février 1953. Le retour de leurs cendres en France peut être diversement interprété.
Toujours est-il qu’en ce jour du 10 mai 1961, le Général de Gaulle, Président de la République, après avoir énoncé ce en quoi « I'exemple qu'il donna reste bon, la leçon qu'il a léguée, demeure féconde » et souligné la clairvoyance du Maréchal Lyautey dans l’évolution du monde, terminait son discours par cette phrase trop vite oubliée :
« En vérité, le Maréchal Lyautey n'a pas fini de servir la France ».
(texte complet à la fin de la biographie du Maréchal) sur le site
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Cinquante ans plus tard, en revisitant l’histoire, force est de constater que le devoir de mémoire officiellement proclamé fait la part belle à la mémoire sélective, ce qui pose questions.
Depuis ce départ inexpliqué du Maroc où il est toujours estimé, a-t-on donné à Lyautey des occasions de servir la France en se référant, par exemple, à son action, à sa pensée, à l’expérience qu’il nous a léguée ? Pourquoi a-t-on laissé s’installer sinon favorisé une forme d’oubli programmé par ses détracteurs. Ceux-ci, poussés par une idéologie hostile aux symboles positifs, veulent effacer ou tronquer les pages d’histoire que Lyautey a écrites justement parce qu’elles honorent la France ?
Aussi est-il important en ce 10 mai 2011 de rendre un hommage particulier à Lyautey. De plus, cette année 2011 est marquée en ce qui le concerne par :
- le 70ème anniversaire de l’Exposition coloniale internationale, dont il assura le succès en tant que commissaire général (plus de 33 millions de visiteurs en six mois)
- le 80ème anniversaire de son élévation à la dignité de maréchal de France
- le 120ème anniversaire du “Rôle social de l’officier” qui n’a pas pris une ride. Il diffuse ses idées dans ce texte devenu fondateur. Paru le 15 mars 1891 et traité à l’époque de “révolutionnaire”, il fait l’effet d’une bombe et déclenche une tempête. Ce que le capitaine Lyautey y développe c'est le “credo” de sa vie.“
Au delà des officiers qu’il veut “pénétrés, écrit-il, des devoirs nouveaux qui s'imposent à tous les dirigeants sociaux”, il s’adresse en fait à tous ceux qui exercent des responsabilités humaines qu’ils soient civils ou militaires. @ @ @
L’hommage à rendre à Lyautey ce 10 mai est d’autant plus important que le fait d’évoquer Lyautey ce n’est pas seulement évoquer un visionnaire qui avait la stature d’un homme d’Etat, un humaniste défenseur des valeurs fondamentales de notre civilisation, c'est aussi évoquer la grandeur de la France et l'oeuvre humaine et généreuse, qu'elle a accomplie outre-mer.
C'est encore évoquer les liens historiques, culturels et affectifs tissés avec le Maroc, au développement duquel son nom reste associé au point qu’un ambassadeur du Maroc déclarait lors d’une cérémonie : « Il faut se souvenir que Lyautey appartient autant à l’histoire du Maroc qu’à l’histoire de France.»
Lyautey est un symbole d’autant plus fort qu’il s’impose dans des domaines variés. Le Maréchal Lyautey fut tout à la fois, soldat, pacificateur, administrateur, bâtisseur et urbaniste, écrivain et protecteur des arts. A travers cette diversité, il illustrait, par exemple, son propos sur l’ouverture d’esprit nécessaire à tous ceux qui exercent des responsabilités :
"Celui qui n’est que militaire n'est qu'un mauvais militaire, celui qui n'est que professeur n’est qu’un mauvais professeur, celui qui n’est qu'industriel n’est qu’un mauvais industriel. L'homme complet, celui qui veut remplir sa pleine destinée et être digne de mener des hommes, être un chef en un mot, celui-là doit avoir ses lanternes ouvertes sur tout ce qui fait l’honneur de l’humanité.” @ @ @
Plus que jamais dans une société qui continue à perdre ses repères, le Maréchal Lyautey peut servir la France en tant que référence non inféodée à la pensée unique. « L'engrenage, la convention, le factice, la MÉTHODE, officielle et consacrée hors de laquelle il n'est pas de salut, alors qu'il n'y en a pas, de " méthode " , qu'il y en a deux, qu'il y en a vingt, ou plutôt, si : il y a une méthode, qui a nom souplesse, élasticité, conformité aux lieux, aux circonstances, aux temps. »
Ses réalisations, et son exemple, ses écrits et ses paroles s’inscrivent dans une logique de prospective. Il reste un homme de notre temps car, il s’est exprimé sur des sujets qui assaillent notre quotidien.
Parmi tant d’autres, il est intéressant de parcourir quelques pistes de réflexion où il nous entraîne et les citations ne manquent pas pour mettre en lumière son exemple et illustrer son message, comme par exemple
“Il faut savoir ce que l’on veut et où l’on va. Or cela, je le sais : faire prédominer sur tous mes actes le devoir social.”
“Union entre les races - ces races qu'il ne convient vraiment pas de hiérarchiser en races supérieures, mais de regarder comme “différentes” en apprenant à s'adapter à ce qui les différencie. “
Refaire des hommes qui osent, pensent se rebiffent contre toute inféodation de droite comme de gauche
"Il n'y a qu'une voie à suivre, celle du travail social, qu'une règle : agir dans un esprit de justice et de respect, le seul qui libère l'homme"
”Faire prédominer sur tous les autres le devoir social, le devoir d'arracher ce pays à la décomposition et à la ruine. Non pas par un changement des formules constitutionnelles, remède empirique et passager, mais par une violente réaction sur les moeurs, les énergies et les inquiétudes.”
A notre époque, qui trop souvent veut tourner le dos et même renier le passé sinon s’en repentir, Lyautey nous enseigne aussi une notion essentielle : tradition et modernisme loin de s’opposer se renforcent mutuellement. En 2009, 75ème anniversaire de la mort duMaréchal Hubert LYAUTEY Le 12 juillet 2009Commémoration à Thorey-Lyautey du 75ème anniversaire de la mort du Maréchal Lyautey Le dimanche 12 juillet 2009, l'Association Nationale Maréchal Lyautey a célébré à Thorey-Lyautey le 75ème anniversaire de la mort du Maréchal Hubert Lyautey en présence des autorités civiles et militaires et du Vice-consul du Maroc en résidence à Strasbourg.
Après une messe célébrée dans l'église comble de la bourgade, les participants se sont rendus en cortège derrière les 14 drapeaux d'associations patriotiques jusqu'au Mémorial Lyautey dans le parc du château Après l'évocation historique (texte ci-après) de l'homme d'action à la fois soldat et homme d’Etat qui sut « avoir ses lanternes ouvertes sur tout ce qui fait l’honneur de l’humanité » comme il le préconisait, Monsieur le vice-consul Balagh rappela la considération dont le Maréchal Lyautey jouissait au Maroc tant pour son oeuvre que pour sa personne si respectueuse du Sultan, des habitants et des coutumes du Maroc. Suivit un dépôt de gerbes notamment du Général Jumelet Gouverneur militaire de Nancy et Commandant la 4ème B.A.M. et des représentants de Michel Dinet Président du Conseil général de Meurthe et Moselle, d'André Rossinot Maire de Nancy et de Mohammed Belrhiti Consul général du Maroc. Evocation historique d'Hubert LYAUTEY, Maréchal de France, Membre de l'Académie française par le Colonel Geoffroy Président de l'Association Nationale Maréchal Lyautey Cette évocation comporte 14 citations de Lyautey Evoquer le Maréchal Hubert LYAUTEY, né le 17 novembre 1854 à Nancy et décédé ici, dans sa propriété de Thorey le 27 juillet 1934, il y a 75 ans, c'est évoquer un personnage hors du commun qui avait la stature d'un homme d'Etat. Ses obsèques nationales eurent lieu à Nancy le 2 août 1934. Evoquer cet « animal d'action » comme il se définissait lui-même, c'est évoquer la grandeur de la France qu’il symbolise et l'oeuvre immense, humaine et généreuse qu'elle a accomplie outre-mer. C'est aussi évoquer les liens historiques et culturels et affectifs tissés avec le Maroc à l’histoire duquel son nom reste associé.
Jeune officier, il fait un séjour en Algérie avec son Régiment le 2ème Hussards. Préoccupé par les problèmes sociaux, il met à profit son temps de commandement de capitaine au 4ème Chasseurs à Saint-Germain en Laye pour mettre en pratique ses idées novatrices. Il les expose, en 1891, dans un texte intitulé “Le rôle social de l'officier“ dont la publication fait l'effet d'une bombe, ce qui lui vaut d’être éloigné et affecté en 1894 au Tonkin, en Indochine. A l’école du Colonel Gallieni, dont il devient le proche collaborateur, le Chef d’escadrons Lyautey va découvrir sa vocation coloniale fondée sur le respect des hommes et de leurs coutumes avec un objectif : “créer de la vie”. Promu Lieutenant-Colonel, en 1897, il rejoint Gallieni nommé Gouverneur Général de Madagascar où son génie servi par sa passion de l'action coloniale lui permet de réussir la pacification et l'organisation du nord-ouest, puis du sud de Revenu en France, le Colonel Lyautey commande le 14ème Hussards à Alençon. Quinze mois plus tard, promu Général, il est envoyé en Algérie où il commandera le secteur d’Aïn Sefra, puis la Division d’Oran. C’est à Rennes, où il est à la tête du 10ème Corps d'Armée; que lui parvient, en 1912, sa nomination de Commissaire Résident Général de France au Maroc, le premier nommé après la signature du traité de protectorat. Pendant 13 ans, jusqu’à son retour en France en 1925, il s'attache à jeter les bases du Maroc moderne, tout en respectant son Sultan, ses traditions, sa religion, son patrimoine culturel et architectural. Il dote le pays des infrastructures indispensables pour son évolution économique et sociale avec le dessein avoué de l'amener à son indépendance dans les meilleures conditions.
A ses côtés Madame Lyautey, depuis leur mariage célébré il y a 100 ans jouera inlassablement un rôle éminent dans le domaine social et celui de la santé publique, en particulier pour les oeuvres de l'enfance. Elevé à la dignité de Maréchal de France en 1921, élu en 1912 à l'Académie Française où il fut reçu en 1920, Ministre de la Guerre de décembre 1916 à mars 1917, Résident Général de France au Maroc, de 1912 à 1925, Commissaire Général de l'Exposition Coloniale de 1931, il avait accepté, en 1928 la présidence d'honneur de tout le Scoutisme français avec un objectif, celui d’unifier ses trois grandes fédérations. A partir de 1926, le Maréchal Lyautey fut également Président du Comité Français de Propagande Aéronautique à la demande d’André Michelin son créateur,, persuadé que l’avenir était dans les airs, tant sur le plan économique, politique que militaire, et qu’il fallait acquérir en France “le sens de l’air” comme on avait eu le “sens de la mer”. Et fort judicieusement, en cette année du 75ème anniversaire de la mort du Maréchal Lyautey, le Colonel Aubigny Commandant la Base Aérienne 133 a choisi le parc du château ’de Thorey-Lyautey pour y célébrer le 75ème anniversaire de la création de l’Armée de l’Air au cours d’une prise d’armes organisée ce 2 juillet 2009, comme toutes les autres bases.
Homme d'action tourné vers l'avenir, prônant sans cesse l'effort et la recherche de ce qui peut unir les hommes, Toujours à la recherche, selon son expression du « dénominateur commun qui unit les hommes », il énonçait aussi : « L'attitude d'union est chez moi une idée fixe, et je crois à la souveraine efficacité de la conception-équipe. » (citation de Lyautey) Humaniste ayant un sens aigu du social : « Rien de grand ne se fait sans une parcelle d’amour », disait-il, (citation de Lyautey) Homme de management et de communication avant la lettre, « Je ne conçois le commandement que sous la forme directe, personnelle de la présence sur place, de la tournée incessante, de la mise en oeuvre par le discours, par la séduction personnelle, par la transmission visuelle et orale de la foi, de l'enthousiasme. ». (citation de Lyautey) Voilà dans quel esprit se fait aujourd’hui la formation des cadres dans nos écoles militaires. Européen convaincu dès la guerre de 1870 et promoteur de l’amitié entre les peuples, il s’exclamait à la déclaration de guerre en 1914 : « Ils sont fous, complètement fous, une guerre entre Européens est une guerre civile. » (citation de Lyautey) Visionnaire des relations à instaurer avec le Maghreb, « La France libérale, ordonnée, laborieuse, l’Islam rénové et rajeuni, apparaissent comme deux forces, deux grandes et nobles forces dont l’union doit être un facteur prépondérant de la paix du monde. » (citation de Lyautey) Il faut sans doute entendre le mot de libérale dans le sens de tolérante, mais que de travail à faire de part et d’autre pour satisfaire aux exigences des qualificatifs employés par Lyautey. Instigateur de la dissuasion, avec sa célèbre formule : « Montrer sa force pour en éviter l’emploi », (citation de Lyautey) Il fut dans de nombreux domaines un précurseur dont le message universel reste toujours très actuel au point d’inspirer par exemple ceux qui cherchent des méthodes de pacification en Irak et en Afghanistan ou ceux qui découvrent ses arguments de 1922 pour la création d’une « Fédération franco-musulmane des Pays de la Méditerranée entre Gibraltar et le Bosphore ». Et, s’il fallait céder à l’actualité écologique, nous redirions avec lui : « L'homme ne commande à la nature qu'en lui obéissant. » (citation de Lyautey)
Sa vie et son oeuvre qui symbolisent l'esprit d'équipe et l'esprit d'entreprise sont l'illustration de la devise d'Hubert Lyautey : « La joie de l'âme est dans l'action ». OUI, le Maréchal Lyautey peut et doit servir de référence pour les décideurs de notre temps. Le 75ème anniversaire de la création de l’Armée de l’Air célébré
dans le parc du château de Thorey-Lyautey où le Maréchal Lyautey promoteur du développement de l'aéronautique est décédé il y a aussi 75 ans Décédé le 27 juillet 1934,, le Maréchal Lyautey qui s’était dépensé depuis 1926 après son retour du Maroc pour le développement’ de l’aviation tant civile que militaire aura eu la satisfaction d’apprendre avant son décès la création de l’Armée de l’Air le 2 juillet et de recevoir une dernière fois à la mi-juillet le Sultan du Maroc Mohammed ben Youssef accompagné du Prince héritier Hassan.
Allocution du Colonel AubignyCommandant la Base Aérienne 133 s’adressant aux invités à la réception qui suivit la prise d’armes du 2 juillet 2009
Je tiens tout d’abord à vous remercier pour votre présence au côté de nos médaillés, membres de l’ordre et décorés. Cette présence témoigne de l’attachement que vous avez pour l’Armée de l’Air et en particulier pour la Base aérienne 133, en cette superbe journée anniversaire de la promulgation de la loi fixant l’organisation générale de l’Armée de l’Air – le 02 juillet 1934.
Je tiens bien sûr et tout particulièrement à remercier le Colonel Geoffroy, président de l’Association Nationale Maréchal Lyautey, sans lequel cette cérémonie n’aurait pu se dérouler, en ce lieu si chargé d’histoire.
Les raisons du choix de Thorey-Lyautey pour commémorer cet événement ont pu vous échapper. Elles sont pourtant nombreuses. Pour célébrer un anniversaire important, il fallait un décor unique et enchanteur : le château de Thorey-Lyautey remplissait bien évidemment cette clause technique. Il était important également d’ancrer la journée du 02 juillet 1934 dans le temps et l’espace. Pour l’espace ou la géographie des lieux, la base aérienne et le Château de Thorey sont des voisins proches ; à tel point qu’une course militaire au départ du Château et reliant la base est organisée depuis maintenant plus de 21 ans au mois de mai. Pour le temps : l’année 1934 marque pour Thorey comme pour la base aérienne deux événements marquants : le rappel à Dieu du Maréchal Lyautey et la création de l’Armée de l’Air.
Aussi, je ne pouvais que saisir cette chance de pouvoir unir en souvenir de 1934 l’Armée de l’Air et une personnalité lorraine à l’aura internationale. Mais le lien le plus profond et peut-être le plus méconnu entre ces deux événement reste le suivant : l’attachement du Maréchal Lyautey à l’aéronautique. En effet, et pour reprendre vos mots, mon Colonel, inscrits sur le site de votre association : « A partir de 1926, le Maréchal Lyautey qui a compris le rôle économique, politique et militaire que l’Aviation est appelée à jouer, accepte la présidence du Comité Français de Propagande Aéronautique (CFPAé) que lui propose André Michelin, le célèbre fabricant de pneus, qui aux côté du Maréchal Lyautey, reste le vice-président de ce comité qu’il avait créé en 1921. » Michelin, Lyautey et l’aéronautique sont donc étroitement liés : en 1914, les frères Michelin s’étaient en effet engagés résolument en faveur de la création d’une véritable aéronautique militaire spécialisée. Ils décidaient de convertir leur système de production en construisant à Clermont-Ferrand des avions de bombardement Breguet. Ils inventaient le B2, « avion de la victoire » et participaient à la définition d’une doctrine du bombardement et créaient une école du bombardement à Aulnat. Le Maréchal Lyautey à la tête du Comité s’inscrivait dans la même dynamique et menait le même combat car il s’agissait bien d’un combat : celui de l’autonomie de l’Armée de l’Air au côté de nos autres frères d’armes. Car 1934 ne marque pas le début de l’aviation, dont les premiers pas remontent véritablement à 1909. 1909, c’est en effet l’année de la traversée de la Manche par Blériot, l’émission le 7 janvier des 15 premiers brevets de pilote aviateur de l’aéroclub de France (3 américains : frères Wright Orville et Wilbur, Glen Curtiss, un Brésilien Santos-Dumont, deux Anglais Maurice et Louis Farman, et 9 français) ; c’est aussi celle du premier meeting international de l’aviation à Reims et de la création de l’aéroclub de l’est, dont les statuts ont été déposé à la préfecture de Meurthe et Moselle le 18 août 1909. A partir de cette date, les choses vont très vite puisqu’à la fin de la première guerre mondiale, l’aéronautique française met en œuvre 12 000 appareils, ce qui en fait la première force aérienne alliée. Mais même si en 1931 les aviateurs avaient déjà leur propre uniforme, l’Armée de l’Air n’existait toujours pas. Il aura donc fallu beaucoup d’énergie et de combats menés par nos anciens – combats certes moins meurtriers et chevaleresques que pendant la Grande Guerre – pour voir la création de l’Armée de l’Air. Cette victoire devait donc être célébrée au côté d’un homme qui y a contribué : le Maréchal Lyautey. Ce dernier concluait d’ailleurs de la façon suivante, une lettre du 1er février 1927 publiée dans la Revue de Paris sur le thème de l’aviation allemande, dans laquelle il traçait les grandes lignes d’un programme en vue du développement de l’aéronautique française : « J’ai tenu à vous dire combien vos craintes étaient les miennes et combien elles étaient partagées par mes collaborateurs au Comité Français de Propagande Aéronautique et quels étaient les moyens que nous avons jugés les meilleurs pour préserver notre Pays non seulement d’un désastre militaire, si jamais survenait à nouveau pour lui une ère de conflits armés, mais d’un désastre économique plus immédiat et peut-être plus dangereux ». Les années 1940 devaient lui donner raison, conséquence de choix et de décisions trop tardifs : 1300 appareils de première ligne français devaient faire face à une Luftwaffe forte de 3500 avions modernes l’Armée de l’Air abattait pourtant, avant que la France ne succombe, 850 avions en en détruisant au sol 450 alors qu’elle en perdait 410 en combats aériens et 430 au sol. Voici l’hommage particulier que je souhaitais rendre au Maréchal Lyautey, en l’associant aujourd’hui à l’anniversaire d’un événement qu’il appelait indirectement de ses vœux.
Que notre action au service de l’armée de l’air et de la France puisse préserver notre pays d’une pareille défaite et contribue, comme l’a rappelé dans son ordre du jour le Général Abrial chef d’état-major de l’armée de l’air, à asseoir la sécurité de la France et à soutenir ses interventions au service de la paix, du droit et de la justice. C’est à cette mission que contribuent aujourd’hui encore, les 4.500 aviateurs engagés à travers le monde en opérations et en métropole. J’ai, bien entendu, une pensée particulière pour les équipages et le personnel mécanicien de la base de Nancy Ochey déployés en Afghanistan au service d’une mission commencée en 2002. A l’instar du Maréchal Lyautey - lui qui avait su se montrer particulièrement clairvoyant et visionnaire et de tous nos Anciens, sachons inspirer tous ceux qui, dans l’avenir, oseront croire, comme en 1934, que la France a le destin d’une puissance aérospatiale. Le 7 avril 2009
L’escadron Lyautey du 4ème Régiment de Chasseurs sur les traces de son illustre Ancien
Jadis le capitaine Hubert Lyautey, futur Maréchal de France, avait commandé, de novembre 1887 à mars 1893, le 1er escadron du 4ème Chasseurs au quartier Gramont à Saint Germain en Laye. C’est à cette époque qu’il écrivit “Le rôle social de l’officier”, un texte fondateur qui fit grand bruit dans l’armée et dans tout le Pays tant il paraissait révolutionnaire pour son temps. Fruit de son souci permanent du devoir social et de son expérience, ses réflexions empreintes d’humanisme gardent toute leur actualité
En 2009, année du 75ème anniversaire de la disparition du Maréchal Lyautey le capitaine Lafforgue commandant le 1er escadron du 4ème Chasseurs a voulu emmener son unité sur les traces du célèbre Maréchal Lyautey. Il a profité d’une mission de son escadron dans l’Est pour pousser jusqu’à Thorey-Lyautey, le 7 avril avant le retour sur Gap, la garnison du 4ème Chasseurs. Accueillis par le colonel (er) Geoffroy, président de l’Association Nationale Maréchal Lyautey, les hommes de l’escadron Lyautey et leur encadrement ont visité sous sa conduite le château où Lyautey s’était retiré en 1926. Rien à voir avec la visite habituelle d’un musée ou d’un château. Meublées comme de son temps toutes les pièces du château Lyautey servent de décor pour faire revivre cet homme de génie et ce visionnaire que fut le Maréchal et rappeler son message. Après la visite une cérémonie eut lieu devant le Mémorial Lyautey dans le parc avec remise de décorations méritées lors du dernier séjour de l’escadron en opération extérieure. L’occasion de rappeler que le message de Lyautey reste si actuel que les responsables militaires, y compris les généraux américains veulent s'inspirer, notamment en Afghanistan, des méthodes de pacification de Lyautey empreintes d’humanisme avec des perspectives économiques et sociales pour la zone pacifiée. @@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@
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